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Après la suspension du vaccin AstraZeneca par le Danemark, la Norvège et l'Islande, c'est au tour de la Bulgarie puis de l'Allemagne de suspendre l'usage de ce vaccin. Dans la foulée, le 15 mars 2021, Emmanuel Macron annonce que la France suspend à son tour la vaccination par le vaccin d'AstraZeneca.


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La politique l'a emporté sur les enjeux sanitaires


La vaccination contre la COVID-19 présente bien plus d'avantages que de risques sanitaires. Il n'y a aucun doute sur le fait que la COVID-19 tue des milliers de personnes. Quant aux quelques cas suspects suite à la vaccination, rien ne démontre d'une part qu'ils soient directement liés au vaccin, et d'autre part l'arrêt du vaccin provoquera avec certitude un beaucoup plus grand nombre de décès.

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La vaccination permet de sauver de nombreuses vies

Plus de 200 personnes meurent par jour à cause du COVID-19. Tant que la population ne sera pas vaccinées, des milliers de personnes continueront à mourir chaque mois. Sans parler des conséquences psychologiques et économiques du confinement.

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Un principe de précaution excessif

D'après l'Agence Européenne du Médicament, il s'agit de 24 cas de thromboses déclarés sur 8 millions de personnes vaccinées. Des chiffres qui sont bien en dessous de l'incidence attendue dans une population non vaccinée. Les bénéfices de l'injection restent très supérieurs au risque selon elle. Au Royaume-Uni, où 11 millions de personnes ont été vaccinées, les autorités n'ont fait remonter aucun problème.

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Un simple effet domino politique

L'Autriche a d'abord suspendu un lot du vaccin, après le décès d'une infirmière des suites d'une thrombose, sans que le lien de cause à effet n'ait été établi. Ensuite c'est la Norvège, la Bulgarie, l'Irlande, les Pays-Bas, ... puis l'Allemagne qui ont décidé tour à tour de suspendre le vaccin.

Alors même qu'aucune information supplémentaire sur le vaccin n'ait été publiée, il y a eu une réaction en chaîne avec une pression toujours plus forte sur ceux qui le suspendait pas. La suspension par la France ne s'explique pas par des raisons médicales, mais par des raisons politiques.

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L'Agence Européenne du Médicament est fermement convaincue des bénéfices du vaccin

La directrice exécutive de l'EMA, Emer Cookie, a déclaré : "Nous sommes toujours fermement convaincus que les avantages du vaccin AstraZeneca dans la prévention du Covid-19, avec son risque associé d'hospitalisation et de décès, l'emportent sur le risque de ces effets secondaires".

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Le comité scientifique sur les vaccins ne recommandait pas la suspension du vaccin

La professeure Brigitte Autran, membre du comité scientifique sur les vaccins Covid-19, a déclaré sur LCI que le comité n'estimait pas nécessaire de suspendre la vaccination AstraZeneca.

Ajoutant : "À l'heure actuelle, rien n'indique que la vaccination ait causé ces problèmes. Ils n'ont pas été mentionnés dans les essais cliniques et ils ne sont pas répertoriés comme effets secondaires connus ou attendus".

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L'Organisation mondiale de la santé recommande de poursuivre la vaccination

Suite à la suspension par l'Allemagne, la France et d'autres pays, l'OMS a déclaré : "Nous ne voulons pas que les gens paniquent et, pour le moment, nous recommandons que les pays continuent de vacciner avec AstraZeneca".

En précisant bien que : "nous n'assistons pas à une envolée des cas de thrombose veineuse alors que plus de 17 millions de personnes ont été vaccinées. Des thromboses et des embolies ont lieu tous les jours. Nous n'avons pas reçu de rapport faisant un lien direct entre le vaccin et ces thromboses".