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La catastrophe de Fukushima s'est produite il y a 10 ans. Pour certains, c'est la preuve qu'il faut réduire voire mettre fin au nucléaire. Pour d'autres, le nucléaire a bien plus de bénéfices que d'inconvénients.

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A cause des coûts élevés et du risque radioactif, surtout depuis Fukushima, le nucléaire recule et tant mieux.

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Des catastrophes nucléaires graves et récurrentes

Tout le monde a encore en tête les catastrophes nucléaires de Tchernobyl et de Fukushima. Elles se sont produites, et rien ne permet de croire qu'elles ne se produiront plus. La catastrophe de Fukushima s'est produire il y a seulement 10 ans. Et à chaque fois, les conséquences sont immenses.

Le journaliste Jean-Michel Jacquemin, spécialiste de Tchernobyl, détaille dans son ouvrage les conséquences de ces catastrophes nucléaires et que malgré celles ci, aucun enseignement n'a été tiré. Par exemple, lors de tremblements de terre en février dernier, les sismomètres étaient en panne à cause de fortes pluies, et l'association Acro (Association contre la radioactivité dans l'Ouest) a analysé les sacs d'aspirateurs dans douze maisons à 200 kilomètres de Fukushima. Résultat : les sacs sont radioactifs à plus de 600 becquerels.

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Des alternatives existent

L'énergie nucléaire peut-être remplacée par diverses énergies renouvelables, parmi lesquelles : l'énergie éolienne, l'énergie hydraulique, l'énergie solaire, la biomasse, etc.

Bien que ces énergies puissent aussi subir des accidents, les séquelles suites aux accidents nucléaires, contrairement à celles des énergies renouvelables, persisteront pendant des décennies, des siècles voire des millionaires dans les zones touchées et même au delà. Au delà des décès directs, l'accident de Fukushima a contaminé les sols et l'air, et nuira pour longtemps à toutes les formes de vie de la région.

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Le monde a déjà pris le chemin de la dénucléarisation

Le World Nuclear Industry Status Report résume la situation en deux chiffres. En 1996, la production mondiale du nucléaire culminait à 17.5%. En 2019, elle est tombée à 10.35% ! Même la présidente des Voix du nucléaire, association qui s'engage pour le nucléaire, reconnaît que "de nombreux programmes nucléaires mondiaux ont été mis à l’arrêt ou ralentis partout dans le monde". Selon l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), il y avait 438 nucléaires nucléaires en 2002, contre 429 en 2010 et 412 fin 2020.

Au Japon, depuis Fukushima, le déclin du nucléaire est vertigineux. Le pays ne compte plus que 9 réacteurs sur 54 avant le 11 mars 2011.

En Allemagne, Angela Merkel annonce la sortie du nucléaire dès 2011. En France, pays le plus nucléarisé au monde, elle est passée de 80% dans les années 2000 à 70% l'an dernier. François Hollande, confirmé ensuite par Emmanuel Macron, s'est engagé dans une timide transition énergétique. 14 réacteurs nucléaires devraient être arrêtés d'ici 2035, avec l'objectif de réduire la part du nucléaire dans l'électricité à 50%.

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Fiasco économique

Les chantiers du premier EPR d'EDF à Flamanville, et de l'EPR finlandais piloté par Areva, ont pris 10 ans de retard et vu leurs coûts multipliés par 4 et 3 (source) !

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Malgré le traumatisme de la catastrophe de Fukushima, le nucléaire est toujours au coeur de la politique énergétique mondiale et est appelé à y rester grâce aux bienfaits qu'il apporte.

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Le nucléaire est toujours au coeur de la politique énergétique mondiale

Selon l'AEIA, le poids du nucléaire dans le mix électrique mondial, à 10.4%, est à un niveau quasiment identique à celui de 2015.

50 nouveaux réacteurs sont en construction en Chine, Inde, Pakistan, Bangladesh, Biélorussie, Turquie et Royaume-Uni. La Pologne prévoit de lancer à partir de 2026, la construction de 6 réacteurs nucléaires.

Même au Japon, passé le traumatisme de Fukushima, le gouvernement a approuvé en 2018 un plan de relance du nucléaire.

En Chine, Xi Jinping considère le nucléaire comme une option essentielle pour réduire la dépendance du pays au charbon. Selon l'AEIA, en plus de la dizaine de réacteurs en cours de construction, 31 sont planifiés pour les prochaines années.

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Pas de neutralité carbone en Europe sans davantage de nucléaire

De plus en plus d'états s'engagent dans la neutralité carbone. Or l'AEIA estime que la consommation mondiale d'électricité devrait pratiquement doubler d'ici à 2050. Il faudra donc énormément de sources d'énergie décarbonée pour la produire. Et le nucléaire en fait parti.

La France est notamment l'un des pays qui produit l'électricité la plus décarbonée puisqu'une grande partie de sa production est d'origine nucléaire.

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Source : https://www.electricitymap.org/zone/FR

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Un important enjeu industriel

Deux réacteurs de troisième génération sont en cours de construction à Hinkley Point par EDF, qui négocie actuellement avec le gouvernement britannique pour construire deux nouveaux réacteurs à Sizewell. EDF toujours, négocie aussi avec l'Inde pour la construction de 6 EPR. Tous ces projets représentent des sources de revenus et d'emplois conséquents pour les constructeurs et leurs sous-traitants.

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Les français soutiennent le nucléaire

Selon un sondage récent d'Odoxa, 59% sont en faveur du nucléaire, alors qu'ils avaient basculé dans l'hostilité après la dernière présidentielle.

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L'accident de Fukushima n'est pas aussi grave qu'on le pense

D'abord, l'accident de Fukushima s'explique surtout par la négligence des opérateurs et n'est pas inhérente à l'exploitation d'une centrale nucléaire. La centrale d'Onagawa était bien plus proche de l'épicentre du séisme et s'est arrêtée en toute sécurité.

Aussi, les conséquences sont très limitées. Le comité scientifique de l'ONU estime dans son bilan publié le 8 mars 2021, qu'aucun décès ni cancer n'est imputable aux radiations. Surtout, il ne faut pas confondre les conséquences (destructions et décès) du tsunami avec l'accident nucléaire de Fukushima.

En comparaison, la rupture du barrage de Malpasset en France a entrainé 423 morts en 1959. Celui du barrage de Banqiao en 1975, entre 26 000 et 240 000 morts. Pourtant les opposants à l'énergie nucléaire n'ont pas réclamé la fin de l'énergie hydroélectrique.

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Les EnR ne permettent pas de produire de l'électricité en continu

Pour exemple, voici la production d'électricité en Allemagne du 14 au 18 mars.

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Le solaire et l'éolien sont dépendants des conditions climatiques, contrairement au nucléaire.