La crise post-électorale bolivienne est survenue en 2019 à la suite des élections générales boliviennes dont la légitimité fut contestée par l'opposition. Après trois semaines d'affrontement entre le gouvernement et l'opposition, Evo Morales démissionna et de nouvelles élections furent organisées en octobre 2020, remportées par Luis Arce, candidat du parti de Morales.


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Evo Morales a été victime d'un coup d'état


Comme à de multiple reprises dans l'histoire, l'opposition de droite n'a accepté sa défaite électorale et a bafoué la démocratie en organisant un coup d'état contre le président élu. Les Etats-Unis ont plusieurs fois organisé des coups d'états contre des gouvernements élus de gauche, au Brésil la droite a empêché Lula de se présenter, ... le coup d'état contre Evo Morales est dans cette continuité.

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La victoire de Luis Arce à l'élection de 2020 prouve la popularité d'Evo Morales et de son parti

Après avoir renversé Evo Morales, opprimé ses partisans et tenté d'empêcher Luis Arce de se présenter, en espérant ainsi garder le pouvoir, la victoire de Luis Arce prouve que le peuple soutient le parti et les alliés de Morales. Morales n'avait pas besoin de tricher pour remporter l'élection de 2019.

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Le tribunal constitutionnel a validé la candidature de Morales

La seule autorité légitime et indépendante pour prendre des décisions vis à vis de la constitution, a autorité Morales à se présenter pour un 4ème mandat. Aucune autre autorité, nationale et internationale, n'a la légitimité pour se prononcer à ce sujet.

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Des études indépendantes contredisent les allégations d'irrégularités dans le rapport l'Organisation des Etats américains (OEA)

Un premier rapport publié en novembre 2019 par le Center for Economic and Policy Research, conclut que l'OAE "n'a fournit aucune preuve pour supporter les affirmations suggérant que le comptage rapide pouvait être faux" et que les irrégularités n'étaient en fait que le résultat de phénomènes électoraux habituels, notamment le fait que les votes comptés à la fin étaient habituellement différents des votes comptés au début, puisque la base électorale de Morales est plus rurale.

Le 27 février 2020, une étude du MIT et publiée dans le Washington Post, affirme "n'avoir pu trouver de preuves statistiques de fraudes électorales - que les tendances dans le comptage préliminaire, l'absence de hausse soudaine de votes en faveur de Morales après la pause, et la taille de la marge de victoire de Morales semblent toutes légitimes. Dans l'ensemble, l'analyse statistique et les conclusions de l'OAE semblent très erronées".

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Evo Morales avait accepté l'organisation de nouvelles élections

Le jour même de la publication du rapport de l'OEA, le 10 novembre, Morales a annoncé que de nouvelles élections auraient lieu, montrant ainsi sa bonne volonté pour le respect de la démocratie (source). Et ceci avant qu'il ne soit forcé à démissionner par l'armée.

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L'Organisation des Etats Américains est biaisée par les Etats-Unis

L'OAE fut à l'origine créée à la demande des Etats-Unis, en 1948 pour lutter contre la menace perçue du communisme (source, source). Ainsi, Cuba en fut suspendu en 1962.

Plus récemment, 625 délégués appartenant à 168 organisations, partis politiques et mouvements sociaux d'Amérique latine, ont déclaré : "Nous dénonçons l’ingérence de l’OEA, qui continue à être considérée par le gouvernement des Etats-Unis comme son ministère des Colonies. Les agissements de son secrétaire général [Luis Amlagro], marqués par une méprisable soumission aux intérêts de la Maison-Blanche, le prouvent tous les jours. L’OEA et le Groupe de Lima [14] constituent les chevaux de Troie contre l’unité latino-américaine et caraïbe." (source).

Luis Almagro, le secrétaire général de l'organisation, a par ailleurs soutenu l'idée d'une intervention armée au Venezuela : "With respect to a military intervention to overthrow Nicolas Maduro’s regime, I don’t think any option should be ruled out" (source).